By admin on lundi 30 janvier 2023
Category: Actualités Ubihome

Un retournement du marché immobilier en 2023 ?

Au sortir d’une année 2022 marquée par la guerre en Ukraine, le retour de l’inflation et la hausse des taux d’emprunt, tous les acteurs du marché de l’immobilier, se posent la question de savoir ce qui les attend en 2023.


En cette nouvelle année, les Français ont toujours le goût de la pierre, mais les conditions sont différentes des années précédentes. En effet, les prix commencent à baisser et les durées de vente s'allongent.

Ainsi, quel avenir pour l’immobilier en 2023 ? UbiHome vous livre son analyse.

Tout d’abord, les conditions d’accès au prêt immobilier sont de plus en plus drastiques. Malheureusement certains foyers, parmi les plus modestes, ne pourront plus accéder à la propriété. Les taux de crédit devraient continuer d’augmenter pour atteindre 4 %, avant une stabilisation autour de 4,50% au cours du printemps prochain. Ce qui signifie une perte de pouvoir d’achat supplémentaire à venir pour les acquéreurs. Ces derniers ne doivent pas attendre plus longtemps s’ils souhaitent acheter.

De plus, la Banque de France devrait bientôt réviser tous les mois le taux d’usure. Une nouvelle accueillie favorablement par l’ensemble des acteurs. Ces derniers mois, ceux-ci n’ont eu de cesse que de dénoncer l’impact du calcul trimestriel, qui était la règle jusqu’alors. Ce taux est fixé depuis le 1er janvier à 3,57% tous frais compris pour un emprunt de 20 ans et plus. La révision mensuelle sera une mesure transitoire. Elle pourrait durer un ou deux trimestres et ainsi débloquer le marché́ immobilier. Entre taux d’usure et prêt bancaire, il n’y a qu’un pas. D’après les analystes, la progression des taux d’emprunts devrait continuer sa hausse mais de manière plus diffuse. Ainsi avec ce nouveau calcul, nous ne devrions plus assister à une hausse rapide des taux, mais plutôt lissée dans le temps.

Ensuite, le gouvernement continue de mettre l’accent sur la rénovation énergétique. Pour rappel, depuis le 1er janvier, il est interdit de louer des passoires thermiques consommant plus de 450 kWh/m2 d’énergie par an. En 2022 beaucoup de propriétaires bailleurs ont ainsi décidé de vendre leur bien plutôt que d’entamer ces travaux de rénovation. Cette année, et notamment en région parisienne, nous devrions continuer d’assister à cette vague de mise à la vente de biens précédemment loués. Il est toutefois difficile d’en mesurer l’importance à ce stade.

Enfin, le rééquilibrage territorial commencé avec la pandémie de la Covid-19 devrait se poursuivre. Les chassés-croisés au profit de la campagne auront toujours un succès, mais les villes s’organisent et n’ont peut-être pas dit leurs derniers mots.